Nous sommes venus à 25 participants ce jeudi 2 février 2023, ambiance presque printanière et ciel bleu turquoise, satisfaire à une addiction dont nous étions privés depuis deux ans au moins, j’entends par là le bonheur de s’enivrer des mimosas de l’Estérel et du Tanneron, noyés au milieu de ses effluves capiteux.
On s’est shooté jusqu’à plus soif au « jaune » du Grand-Duc (i.e. le mimosa).
Le Mimosa, aux fleurs exubérantes, embaume l’Hiver.
Venu de la lointaine Australie, il a néanmoins gardé la curieuse habitude de fleurir en plein hiver alors que chez lui c’est le plein été.
Pour nous compliquer encore un peu plus la vie, on n’en compte pas moins de 400 variétés !
Des myriades de fleurs couleur d’or tapissent les branches des arbres ; des étincelles flamboyantes éblouissent les yeux.
Ses parfums sucrés envahissent l’espace, des senteurs uniques se répandent, les fleurs explosent en bouquets remplis de luminescence.
Les fleurs rondes se déclinent dans des tons de jaune, clairs ou brillants, de blanc, de crème ou d’orangé. Un duvet subtil les garnit de filaments soyeux. Les fleurs retombent en grappes abondantes autour des arbres et s’épanouissent en rameaux éblouissants.
Le Mimosa, fleur de l’Hiver, séduit par ses couleurs chaudes, ses senteurs à la fois douces et tenaces ; le Mimosa fait éclater et resplendir ses petites fleurs duveteuses qui répandent des odeurs de miel doré.
Les fleurs blondes ressortent sur les feuillages aériens, souples, aux réseaux serrés et denses.
Les Mimosas dessinent des panaches de lumière sur l’horizon de l’Hiver. Ils adoucissent de leurs couleurs, de leurs parfums les frimas au cœur de l’Hiver.
Après avoir traversé prudemment la D92, on emprunte d’abord la large et confortable piste de Barbossi, déjà bordée par des centaines de mimosas à la floraison exubérante et étincelante.
Quelques hectomètres plus loin, au niveau d’un grand carrefour, nous prenons l’étroit sentier du parcours de découverte qui nous donne à découvrir 33 bornes botaniques, abondamment illustrées, informant sur la faune et la flore de l’Estérel, avec ici et là, de nombreux et magnifiques points de vue sur le croissant lumineux de la baie de Cannes, les sommets du Mercantour recouverts d’hermine dans les lointains et la ville de Mandelieu à nos pieds, au plus près.
Nous quittons le sentier de découverte pour prendre la piste du Grand-Duc qui nous ramène sur la D 92 que nous suivrons alors, avec prudence et en file indienne sur plusieurs centaines de mètres en longeant les glissières de sécurité.
Un peu plus loin, après avoir quitté la route au niveau du monument en hommage à la famille de Martin Gray (son épouse et ses quatre enfants) disparue tragiquement lors du grand incendie du Tanneron en octobre 1970, nous sacrifions à la traditionnelle pause banane, confortablement installés et appuyés contre une paroi de rochers blonds et fauves qui ne sont pratiquement plus de l’Estérel, mais déjà des Maures.
Nous effectuerons ensuite une grande boucle dans la forêt du Grand-Duc et la colline de Jeanne Belle avant de revenir par la piste des Fenouillets au grand carrefour qui nous a permis en début de matinée de parcourir le sentier de découverte.
Nous n’aurons plus alors qu’à reprendre la piste Barbossi pour achever dans une mer de Mimosa une boucle de bonheur.
Ce furent, sur 9km et 280m de dénivelé, 3h de connivences, de plaisirs partagés et de grande chaleur humaine.